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Puisque c'est ainsi...

Bientôt 20 ans...

le 10/01/2010 à 19h17

 Bientôt 20 ans, j'avais attendu ce moment avec impatience depuis toute petite. Je m'imaginais comme les autres, étudiante, épanouie, la crise d'ado loin derrière, peut-être même quelqu'un à aimer...


Eh bien mon rêve s'effondre. Comme tous d'ailleurs. Chaque rêve de bonheur simple (exemple: celui qu'on les autres, tiens) est incompatible avec moi. A croire que quand ce certain "Dieu" m'a crée, il s'est dit: "Celle-là, je vais tout faire pour que l'envie de mourir ne la quitte jamais". Je ne me souviens pas d'avoir été heureuse d'être en vie, ne serais-ce qu'une minute. Alors quand on nous repètait "remerciez le ciel pour avoir reçu le cadeau de la vie", venant de moi, c'était un rire jaune. Je ne me souviens pas m'être sentie "à ma place" dans ce corps. Bien des gens en voudraient. Eh bien, je le leur laisse. Moi je n'en veux plus, je n'en ai jamais voulu.


 Alors je vois les gens autour de moi s'épanouir, ils ont leurs petits malheurs, certes, mais pas un constant désir de mort qui les surplombe. Tous tentent de me conseiller, jusqu'à mon petit frère (ce qui est extrèmement humiliant pour moi, pourquoi lui à réussi là où j'ai échoué en si peu de temps?). Sauf que ce qui marche pour eux, ne marche malheureusement pas pour moi.Eux, ont des choses qui leur plaisent, des gens qui les aiment, tout cela avec une intensité relativement acceptable. Moi je n'aime pas, j'adore. Ca ne me plaît pas, ça me passionne. Ils n'ont donc pas à vivre avec des sentiments qui les dévorent petit-à-petit de l'intérieur.J'aimerai pouvoir juste apprécier les choses, ainsi qu'aimer et être aimé en retour. Mais Dieu a plutôt choisi de me rendre inapte à ces choses-là, et m'entourer de gens très doués dans les domaines où je suis incapable (à commencer par mon frère, histoire de bien me montrer que, de toute ma vie, personne ne m'aimera jamais comme on l'aime, lui. Cruelle comparaison entre nous deux).


J'aurais dû naître 5 ans plus tôt (médicalement) mais étrangement un certain Dieu à choisi de faire attendre, pour me faire arriver en 1990 et en plus faire venir mon frère la même année. Pourquoi? Dans de nombreux domaines, je me suis aperçue que si j'étais née en 1985, j'aurais été au bon endroit au bon moment, pas avec 5 ans de retard comme maintenant. Pleins de portes se sont fermées à moi. De plus, avec 5 ans d'écart entre mon frère et moi, nos deux mondes ne se seraient jamais rencontrés et s'aurait été le mieux pour tous les deux.


Alors pourquoi, pourquoi ce retard? Y a t-il une raison logique dont IL ne veut pas me faire part où est-ce du pur sadisme?Dieu est un connard. Si il nous fais vivre la merde pour nous forcer à le vénérer dans l'espérance d'une vie meilleure, alors ce n'est pas de l'amour mais de l'abus de pouvoir. J'étais croyante, enfant. Eh bien tout ça c'est des salades. Il y a d'ailleurs beaucoup de gens non-croyants qui sont très heureux.


 Je pense que 20 ans, c'est le cap idéal pour mettre fin à sa vie. Ca ne sert à rien de faire durer un tel gâchis plus longtemps. Quand un bras à la gangrène, on le coupe. De toute façon, mon frère suffira largement à remplir le "vide" que je laissera. Lui, il n'est pas un looser.


C'est drôle, mais depuis le debut de la puberté j'étais sûre de mourir à 22 ans (le fait que ce soit en 2012 n'ayant strictement rien à voir dans cette croyance puisque je ne connaissait pas cette rumeur quand j'étais gosse). Alors dois-je attendre encore 2 ans pour voir comment ça va se passer tout en me débattant dans ma merde ou dois-je en finir tout de suite. Ce serais bête de faire encore plus de gâchis.On m'a déjà conseillé de refaire ma vie....eh bien c'est ce que j'ai tenté de faire, mais même en le voulant, j'ai échoué. Parallèlement, c'est mon frère qui y a réussi, alors que lui n'avait peut-être pas ce but précis en tête. Comment fait-il pour obtenir tout ce que je veux sans même le vouloir? Dieu est cruel, il pourrait me laisser respirer de temps-en-temps quand même, au lieu de m'assener des coups comme ça.J'adore mon frère, mais le voir (même de loin) ne peux m'empêcher de me comparer à lui, d'en souffrir et de vouloir disparaître pour toujours. Dieu est vraiment un connard.


On me dit que c'est de ma faute, sauf que là, il ne peux plus s'agir de faute puisqu'il s'agit de phénomènes déroulant du hasard (ou du destin) et en plus je me tues à faire des efforts. Qu'on me dise où est-ce que j'ai merdé par pitié, au lieu de me balancer "c'est vous qui vous créez tout ça". Je ne pense pas être responsable de ma date de naissance, ni même de la présence d'un frère qui charme tout le monde naturellement, même parmi mes plus proches amis.


 Je donnerai tout ce que je peux donner pour être à sa place, complètement, et éradiquer cette chose qui me sert de vie, de corps, d'existence. Oui, 20 ans semble être le moment idéal pour faire ses adieux. Mais y arriverais-je? Même quand il s'agit de se tuer, je suis un looser. On trouve difficilement plus pitoyable.

Stop

le 12/07/2009 à 21h26

 Cette dépression.....


Ce n'est qu'un éternel flot qui me retombe dessus sans que je puisse l'arrêter. Je peux avoir passé une journée tout ce qu'il y a de plus correcte, et d'un coup, je me sens diminuer de plus en plus.


Jusqu'à ce que je comprenne que "c'est" de retour. Et à partir de là, je ne peux plus rien faire. Avec les différents psys, on a pu creuser, creuser, et on a trouvé, un peu. Les faits, mais pas les causes, ni les remèdes. Cela fait plus de 7 ans que ça dure. Le jour où j'ai commencé à être ado fut le début de la fin, si j'ose dire.


Je recherche tout ce que je ne suis pas, et je regarde tous les autres, mes idoles comme mes amis, avec la même envie pour ce qu'ils sont, ce qu'ils ont, et qui est absent chez moi. Une forme d'accomplissement. Bien qu'eux aussi ont encore à évoluer, comme il en est pour le reste de l'humanité, chez moi c'est totalement absent. Je n'avances plus. Depuis longtemps. J'ai l'impression que la seule chose que je puisse encore faire est me coucher sur le sol et attendre que ça passe. Pour que ça revienne encore ensuite. Eternellement.


Je fatigue.


Chaque choix que je semble faire dans ma vie me semble une erreur un peu plus tard. Et là où je vois chez les autres un soudain accomplissement, une révélation, une personne qui arriverait au bon moment, chez moi, cela reste le même vide, le même abandon. Même entouré de mes amis, il y a toujours ce vide.


 


Elle est où la bonne personne? Quand serais-ce le bon événement? 


Comment font ces gens normaux pour le savoir, et attraper la chance quand elle se présente? On dirait qu'ils ont un instant magique où ils savent exactement quand saisir l'occasion de faire de leur vie un monde meilleur.


Les "chances" auxquelles j'avais cru se sont révélées être des erreurs à chaque fois. Peut-être que j'ai tort d'espérer. Peut être que je ne suis pas faite pour être heureuse.

Partir....

le 10/05/2009 à 22h59

 Il faut que je parte d'ici, sans quoi je vais devenir folle.


En fait, je suis déjà en train de le devenir. Il y a ce "second moi" qui juge sans cesse chacune de mes actions et paroles, cette autocensure mêlée de culpabilité. A chaque fois, même si ce n'est pas toujours de ma faute, je me sens coupable pour chaque dispute et je me contente de souffrir et ne plus dormir.


J'aimerai tant y mettre fin....


J'ai envie de déménager, et de couper tous les liens que j'ai pu avoir avec des gens avec cette "fausse identité conventionnelle", et de me reconstruire totalement. Créer enfin une "vraie" moi.


Chaque fois que j'ai tenté de dévoilé mon vrai moi auprès des gens que je connais, il n'en ressort que des mauvaises choses, et je finit par me replier. Alors, au plus profond de moi-même, je finit seule.


 


Le dilemme est tel: rester avec les gens que je suis sensée aimer et qui ont fait toute ma vie jusque-là,en restant dans les convenances, ou me libérer totalement et pour cela devoir renoncer à eux? Dans les deux cas, la décision me fera souffrir. Je crains qu'il n'y ai pas de 3ème option.

Parce que j'en ai besoin...

le 27/04/2009 à 15h10

 Ce qui va suivre est probablement le message le plus sincère que je puisse délivrer au cours de ma vie. Le reste du temps, je mens habilement, je censure mes dires, grâce à cette formidable "éducation" que j'ai reçue.

L'avantage d'un blog mort, c'est que les gens savent qu'il a existé mais n'en ont plus rien a foutre, donc je n'ai pas à craindre des commentaires "d'amis" qui se plaignent  de mes plaintes.

 

Je vais mal. Comme toujours d'ailleurs. Est-ce une maladie? Je l'espère du plus profond de mon coeur, car cela signifie qu'il peut y avoir un traitement. Mais les nombreux psys et docteurs que j'ai pu voir depuis que l'enfer a commencé n'ont rien remarqué de spécial, donc en conclusion ce doit être une tare avec laquelle je suis née et dont je me débarrasserai jamais.

Ah! le mélodrame, ah! la 6 me dirait l'autre, ah! la pessimiste me dirait ma mère, "arrête de te plaindre" me diraient mes amies, etc etc.... oui je sais que c'est chiant, et moi-même je hais tous ces chanteurs de merde qui passent leur temps à "jammern" (pas de meilleur équivalent français à part plaindre) et donc, si on suit cette logique, je me hais aussi. Je suis le genre de personne que je ne souhaiterai rencontrer pour rien au monde. Voilà d'ailleurs pourquoi je ne serais jamais vraiment aimée. Peut-on aimer une immondice? Non. Ben voilà.

Je hais le fait d'être une artiste, car c'est mon plus grand sujet de malheur. On me dit que j'ai du talent, et parfois j'en fait preuve, mais si c'était le cas, je serais plus reconnue. A la place, je suis constamment ignorée par les grands du milieu dans lequel je rêve d'entrer. Je ne suis qu'une petite créature insignifiante qui bave d'envie devant leurs réalisations, et même avec le meilleur de moi-même, je ne peut atteindre la moitié de leur talent lorsqu'elles avaient mon âge. Je vieillis, mais mes capacités demeurent au seuil de ce que l'on remarque.

J'essaie de me blinder, de ne plus m'attendre à rien. Mais l'indifférence me surprend toujours avec autant de cruauté, ça me fait souffrir énormément. Je marche sur les traces d'un rêve que je n'atteindrai pas, et mes espérances demeurent malgré les multiples raisons de m'en dissuader. 

Même dans mon "art", je ne me sens pas moi-même. C'est comme ma vie, un immense mensonge, un copié-collé de leçons apprises pour être acceptable en société, là où d'autres arrivent à se créer une personnalité, moi j'en forge une, véritable coquille vide, pour cacher mon moi authentique à présent étouffé. Quand on me dit, en art ou dans la vie "lâche-toi", je fais les yeux ronds. Qu'est-ce que cela veut dire? Donnez-moi un manuel pour que j'apprenne comment ça marche.

 

Je me demande même si mon vrai "moi" est capable de sentiments. Je me sens tellement vide. L'amitié me donne des arrières-goûts de pièce de théâtre, et 'amour ça, n'en parlons pas. Les seuls sentiments dont je suis capable sont l'admiration sans bornes, qui va jusqu'au culte de la personne. Mais malheureusement , les personnes que j'admirent n'ont que de l'indifférence pour moi, quoi que je fasse. Une sorte de "one-sided-love" terriblement pitoyable. J'essaie de comprendre ce que c'est de vraiment aimer des gens, comme des amis, mais je n'y arrive pas. Ca ne correspond pas à ce que je peux remarquer chez d'autres personnes, qui vivent une vraie amitié. Je me contente du politiquement correct. Si j'osais me "lâcher", je pense que beaucoup de personnes (parmi le peu qui m'apprécie) me laisserai tomber sur-le-champ. Je me contenterai donc de la façade. Mieux vaut être malheureuse et entourée que honnête et seule. 


En fait, mon seul vrai compagnon, c'est la mort, dans un sens.

Elle est apparue auprès de moi depuis que j'ai eu le malheur d'entrer dans l'adolescence, et elle ne me quitte plus. Le temps que je passe à penser à ma mort, par suicide, accident, meurtre, etc est phénoménal. Je dirais plusieurs fois par semaine, et ce depuis que j'ai 12 ans. Quand je suis "heureuse", c'est moins virulent que d'habitude, mais ça reste présent. Le genre d'idée qui apparaît et disparaît en une fraction de seconde "tiens, et si jamais une voiture me fauchait?" "oh, ce gars là a un comportement étrange, et si jamais il me tuait?". C'est étrange car je ne suis plus vraiment suicidaire dans le fait que je veuille me tuer, mais plutôt que je sens la mort toujours là et prête à frapper n'importe quand. Ca ne me fit pas vraiment peur, car je l'attends. Tout ce que je veux, c'est ne pas souffrir. Et supporter d'avoir constamment comme un "point" au coeur, comme les gens qui ont vécu une violente rupture devient vraiment pénible. Imaginez en gros que j'ai vécu la pire rupture amoureuse de ma vie (genre "je ne te quitterai jamais blabla tu es tout pour moi blabla...") et que la douleur ne soit pas partie après 7 ans? Voilà, c'est une idée de comment je me sens.

Parfois la douleur est telle que j'ai envie de m'arracher toutes les parties du corps avec les dents, me crever les yeux, etc.... mais comme je suis phobique de la douleur physique, il n'y a strictement aucune chance que je le fasse vraiment un jour. C'est comme pour me tuer, j'en suis incapable. Une froussarde comme moi serait plutôt du genre à s'enfermer pour toujours chez soi pour ne plus jamais en sortir et n'être touchée par la cruauté de personne. San téléphone, ni internet. Rien. En gros, le cauchemard de mon père. Il redoute que je finisse comme ça, comme mon oncle. Mais malheureusement,tout semble indiquer que je suis une créature aussi pitoyable que mon oncle.

 

Et pourtant il m'arrive d'avoir un coup d'espoir, un optimisme indécent où l'envie de démarrer d'un nouveau pied me prends comme ça. J'ai envie de relancer une nouvelle vie, tout changer. Je me dis que la dépression c'est fini, je l'ai vaincue et je resterai ainsi, et gloire et succès et amour et blablabla........puis au bout d'in certain temps, je me réveille, de nouveau déprimée. 

 

 

Donnez-moi un nouvel esprit, que je puisse remarcher!

Ce blog est-il mort?

le 13/07/2007 à 14h03
Disons plutôt que l'écriture, c'est pas mon truc.
Je préfère dessiner, c'est comme ça^^

Donc si ça vous interesse, voici mon ''blog'' de dessin: http//:nekopico-pen.deviantart.com

Je suppose que vous n'avez pas de compte deviantart donc vous ne pourrez pas poster de commentaire, alors laissez en un ici, que vous trouviez mes dessins bons ou à chier, ça m'est égal, du moment que ce soit constructif (c'est toujours utile)!

Voila

PS: J'écris majoritairement en anglais sur ce site car deviantart est avant tout une communeauté anglophone^^